| Auteur: Régis Chaperon Editions: Autoédité, 2024 Nombre de pages: 289 Quatrième de couverture: Quand un parrain de la mafia décide d'écrire son autobiographie afin de couler des jours heureux et mener une vie réglo, il ne se doute pas que les éditeurs du pays se livrent une guerre sans merci qui n'a rien à envier à son quotidien. Salvatore Falcone va alors se lancer dans l'édition. Et la coercition, les sales coups, ça le connaît ! C'est ainsi que naît "Blood Editions". Falcone va user de son pouvoir et de ses relations pour imposer sa production dans tout le pays, au risque de laisser des cadavres bien réels sur son passage, jusqu’à rencontrer Lorraine Sterling. Elle est belle, jeune, et a un talent fou. Mais par-dessus tout, elle est honnête. Lorraine parviendra-t-elle à convaincre un patron mafieux de jouer le jeu à armes égales avec les autres maisons d'édition ? En sera-t-il capable ? S'il fallait tuer pour vendre des livres, seriez-vous prêt à aller jusque-là ? Régis Chaperon, après DIX et Deep Blues, nous propose un nouveau roman dans sa série noire, que vous n'êtes pas près d'oublier. Remerciements: Je tiens à remercier chaleureusement l'auteur pour cette nouvelle lecture. |
Une fois de plus, je suis très contente de retrouver la plume de cet auteur. Il nous propose à nouveau une histoire dans un tout autre univers par rapport aux précédents et avec une originalité toujours aussi agréable. J’avais hâte de partir à la rencontre de ce fameux Falcone et de plonger dans son histoire, et je n’ai pas été déçue.
Nous faisons donc la connaissance de Salvatore Falcone. Cet homme n’est pas un homme comme les autres, car il s’agit d’un parrain de la mafia et pas l’un des moindres en plus ! Mais la vie de mafieux l’intéresse de moins en moins et il est de plus en plus intéressé par rédiger son autobiographie, la publier et quitter la mafia.
Mais écrire un livre ne se fait pas du jour au lendemain et encore moins quand on ne l’a jamais fait. Falcone est tellement obsédé par son idée qu’il s’y plonge corps et âme, au risque de ne pas s’inquiéter correctement pour ses affaires et pour ce qui se passe autour de lui. Sans compter qu’il n’a aucune idée du fonctionnement de l’édition et qu’il va découvrir un monde de requins qui n’a rien à envier à celui dans lequel il évolue déjà…
Nous allons donc suivre ses aventures dans ce nouveau monde, ainsi que ses tentatives de quitter la mafia. Y arrivera-t-il ? Rien n’est moins sûr… Mais Salvatore a de nombreuses ressources et l’habitude de se sortir de nids de crabes assez complexes, aussi il a de quoi surprendre le lecteur dans son analyse des situations et dans sa façon d’envisager la suite.
Je dois dire que l’auteur nous propose une histoire vraiment originale. Le côté mafieux m’a fait hésiter quand j’ai lu la quatrième de couverture, mais le lien avec le monde de l’édition m’a énormément attirée, c’est pourquoi j’ai tenté l’aventure. Et je dois dire que la façon dont il mêle les deux est palpitante et nous surprend à bien des moments.
Il faut dire que les rebondissements sont nombreux et ont de quoi nous étonner et nous prendre à contre-pied, ce que j’ai adoré. Salvatore va mettre en place un système surprenant et extrêmement bien pensé, jusqu’à l’arrivée de Lorraine qui va venir mettre un drôle de coup de pied dans cette machine qui commençait à être bien huilée.
D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé cette femme qui souhaite rester droite dans ses bottes et qui refuse les magouilles et autres manigances déloyales. Elle vient un peu secouer ces hommes et leur montrer que certaines choses peuvent parfois se faire autrement.
Le fil rouge est donc passionnant et vraiment bien ficelé, ce qui donne envie d’en apprendre toujours plus. La fin, quant à elle, est à la hauteur de tout le reste et nous met en mode « mais non ?! ». Elle m’a en même temps rendue triste et fait sourire du fait de l’ironie de la situation.
Quant aux personnages, je me suis vraiment attachée à eux et j’ai suivi leurs aventures avec intérêt. Ils m’ont fait passer par toutes les émotions au fil des pages et j’ai beaucoup aimé la touche d’humour parsemée au fil des pages.