| Auteur: Charlotte Benoit Editions: Autoédité, 2026 Nombre de pages: 275 Quatrième de couverture: 2054. Léa se réveille d’un sommeil cryogénique de vingt-cinq ans dans une Lorraine transformée par un cataclysme écologique. À ses côtés, le caisson de son premier amour est vide. Où est Nicolò ? La seule personne capable de l’aider est Matt, un homme taciturne, fatigué par la maladie et les années de conflit. Ensemble, ils reprennent la route vers Nancy, chacun porté par ses propres raisons d’y retourner. Sur le chemin, Léa s’accroche au journal de Nicolò, unique trace de celui qu’elle cherche. Mais la route réveille aussi d’autres vérités : le passé de Matt, les tensions entre nations renaissantes, et les choix politiques qui ont façonné ce nouveau monde. À mesure qu’elle avance, Léa découvre qu’elle change elle aussi : elle apprend à décider, à dire non, à prendre sa place dans un futur qu’elle n’attendait pas. Et si retrouver Nicolò n’était pas la fin du voyage, mais le début d’une vérité plus difficile ? Et si ce monde brisé offrait à Léa bien plus qu’un souvenir à poursuivre ? Un roman sensible et intense, où le premier amour, la reconstruction et la quête de soi s’entrelacent dans un avenir incertain. Remerciements: Je tiens à remercier chaleureusement l'autrice pour cette découverte. |
Quand l’autrice m’a proposé de découvrir son ouvrage, j’ai été attirée par la couverture et la quatrième de couverture. J’ai eu envie de plonger dans ce futur et de partir à la rencontre de Léa, même si l’étiquette romance m’a un peu fait hésiter étant donné que je ne suis pas adepte de ce genre à la base. Mais je me suis dit que le reste allait prendre suffisamment de place pour que j’apprécie cette lecture et ce fut totalement le cas !
Nous faisons donc la connaissance de Léa qui est réveillée après avoir passé 25 ans dans un caisson de cryogénisation. Le réveil est difficile d’autant plus que le caisson qui renfermait l’amour de sa vie s’avère être totalement vide alors qu’ils auraient dû se réveiller en même temps. Que lui est-il arrivé ? Où est-il ?
Alors qu’elle peine à émerger et à retrouver ses marques dans cette Lorraine qui ne ressemble plus beaucoup à celle qu’elle a connu, Léa se pose beaucoup de questions et est bien décidée à tout faire pour retrouver Nicolò. Mais le chemin qu’elle va décider de suivre sera semé d’embûches et loin d’être un long fleuve tranquille. Heureusement, elle pourra compter sur Matt pour la soutenir et l’aider à comprendre ce nouveau monde dans lequel elle vient d’arriver.
A travers leur voyage, nous allons donc découvrir ce qu’il est advenu du monde et comment il a évolué, tout comme l’évolution des hommes qui l’habitent. Le réveil sera vraiment plus que brutal pour la pauvre Léa qui va devoir grandir vite et apprendre tout aussi vite pour s’en sortir.
C’est un vrai parcours initiatique qu’elle va entreprendre et qui va bien au-delà de la simple recherche de l’amour de sa vie. Ce voyage va la faire évoluer et lui permettre de se trouver elle-même et d’apprendre à mieux se connaître, tout en ayant en quelque sorte l’ombre de Nicolò à ses côtés à travers un carnet qu’il lui a laissé.
Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé suivre Léa et je me suis beaucoup attachée à elle. Il faut dire que c’est un personnage très touchant et nous ne pouvons pas rester insensibles face à son évolution, ses doutes, ses questionnements. Matt m’a aussi beaucoup touchée, je me suis fortement attachée à cet homme torturé.
C’est un duo qui fonctionne parfaitement bien et qui porte cette histoire avec brio, nous donnant envie d’en apprendre toujours plus, tout en craignant le pire au fil des événements auxquels ils devront faire face. Car oui, les rebondissements sont nombreux et ils nous mettent face au côté sombre de ce futur qui ne fait pas rêver, loin de là…
J’ai été très intéressée par la vision proposée par l’autrice et le fil rouge m’a passionnée. La fin des recherches de Léa était à la hauteur de mes espérances et j’ai beaucoup aimé ce parti pris qui rend le texte d’autant plus réaliste et mature. C’était ce qu’il fallait pour finaliser le parcours de Léa et j’en suis ravie !