| Auteur: François Chevallier Editions: Autoédité, 2026 Nombre de pages: 520 Quatrième de couverture: Louise Berger, étudiante a Sciences Po engagée à l'extrême gauche, a disparu depuis six ans. Suite à une rumeur improbable, son père, haut fonctionnaire en retraite décide de rouvrir le dossier. Sur les traces de Louise, deux hommes que tout oppose : — Antoine Blondel, ancien flic de 50 ans, réac assumé devenu détective privé. Héritier de Maigret, Audiard et Gabin. Amateur de pinard, de charcuterie et d’humour sec. — Vincent LeGoff, journaliste de terrain de 26 ans, gay ascétique, sportif et patriote, marqué par un drame de jeunesse. Étoile montante de Ligne Rouge, magazine d’investigation controversé. Leurs recherches les conduisent vers un réseau de trafic de mineurs greffé sur l’Aide sociale à l’enfance, subventionné par l’État, protégé derrière une façade progressiste par le chantage idéologique et l'omerta institutionnelle. De témoignages en filatures, de la banlieue à la province, l'enquête pousse jusqu'à Bruxelles puis Budapest. Elle mobilise toute l’équipe du magazine, ainsi qu'un hacker lanceur d’alerte et un avocat à contre-courant. Suite à la sortie d'un hors série explosif, l'affaire se transforme en séisme politique. Quant à Antoine et Vincent, ils forment bientôt un duo aussi improbable qu’incandescent, et font face à une situation qu'ils n'avaient pas prévu. LIGNE ROUGE est un récit dense, immersif et transgressif, à mi-chemin entre Millénum et Houellebecq. Le politique et l’intime s'y entrelacent dans une écriture nerveuse, ciselée et cinématographique. Remerciements: Je tiens à remercier chaleureusement l'auteur pour cette découverte. |
Quand l’auteur m’a proposé de découvrir son ouvrage, la quatrième de couverture m’a donné envie de partir à la rencontre de ces personnages et de plonger dans cette enquête qui s’annonçait intense et pleine de rebondissements. C’est donc avec une certaine curiosité que j’ai entamé ma lecture et que je suis partie à la recherche de Louise.
Nous faisons la connaissance d’Antoine qui est un ancien flic devenu détective privé qui est engagé par le père de Louise qui a disparu il y a 6 ans, car elle aurait été aperçue à Budapest. Il lui demande donc d’enquêter afin de savoir si ces informations se confirment et comprendre ce qui est arrivé à sa fille.
Pour avancer dans cette mystérieuse enquête, il va avoir l’aide de Vincent qui est journaliste à « Ligne Rouge », un journal d’investigation qui ne plait à tout le monde. Grâce à lui et aux aides fournies par ses collègues, ils vont mettre à jour une affaire totalement folle et qui dépasse l’entendement !
Plus ils creusent, plus ils vont trouver de l’or ou plutôt de l’horreur. Car c’est un trafic de mineurs qu’ils vont mettre au jour, mais pas n’importe quels mineurs, des mineurs qui sont confiés à l’Aide sociale à l’enfance. Comment est-ce possible me direz-vous ? Pour le savoir, il vous faudra lire ce roman et plonger dans cette enquête qui fait froid dans le dos…
L’auteur nous offre un roman intense et dense, qui nous fait passer par toutes les émotions et qui nous plonge dans une enquête sombre et qui met en avant le pouvoir que peuvent avoir certaines personnes, tout comme la protection qu’ils arrivent à obtenir. Il aborde ainsi des thèmes forts, sans les enjoliver, et c’est une réalité crue, terrible et bien trop présente dans notre société qu’il met devant nos yeux.
C’est ce que j’ai beaucoup aimé dans ce roman : le fait que l’auteur ose dire les choses et qu’il ne prend pas quatre chemins pour dénoncer et aborder les sujets qui lui tiennent à cœur. Je me suis aussi beaucoup attachée à Vincent et à Antoine, ainsi qu’aux autres personnages, car ils sont humains avec leurs forces et leurs faiblesses, leurs avis tranchés, leur vision des choses personnelle et qu’ils défendent.
Mais alors, si j’ai autant aimé les personnages et le fil rouge, pourquoi n’ai-je pas été encore plus emballée par ce roman ? J’ai du mal à l’expliquer clairement, mais malgré tous ces points positifs, j’ai eu du mal à entrer pleinement dans l’histoire et à être happée du début à la fin au point de dévorer les chapitres.
Peut-être est-ce dû au côté enquête journalistique allié à l’importance du côté politique, ou alors peut-être est-ce dû au rythme assez hétérogène, entre moments intenses et palpitants et d’autres où je décrochais de l’histoire, peinant à rester dedans. J’ai du mal à le dire clairement.
Mais malgré cela, je reste marquée par cette histoire qui ne peut pas laisser indifférent et qui, j’en suis sûre, ne pourra que vous plaire si la quatrième de couverture vous intrigue et que ce genre d’enquête journalistique vous intéresse.