| Auteur: Sylvain Guillaumet Editions: Autoédité, 2025 Nombre de pages: 80 Quatrième de couverture: Comme son précédent recueil, LA CHANCE DE NE PAS EN AVOIR (éd. 5 Sens), celui-ci est composé de 250 micronouvelles. De forme aussi rigoureuse (1000 caractères chacune), les histoires, les personnages, les époques, les lieux sont très variés. On passe ainsi de deux adolescents s'introduisant la nuit dans le château de Versailles, à La France qui doit vendre la Tour Eiffel, à un vampire victime du COVID, à Charlotte de Robespierre évoquant son frère, à un lecteur de Maigret qui se retrouve dans son bureau. Ce florilège de scénettes est baigné d'un arc-en-ciel de tons : humour, poésie, dérision, élégie, gravité, légèreté,... Remerciements: Je tiens à remercier chaleureusement l'auteur pour cette découverte. |
Si vous suivez un peu le blog, vous savez que j’aime beaucoup découvrir de nouveaux styles et des œuvres sortant un peu des sentiers battus. Les nouvelles font parties des genres que j’aime plutôt bien à la base et, du moment que les thèmes abordés m’intéressent, je suis toujours partante pour plonger dans un recueil.
Quand l’auteur s’est approché de moi pour me proposer la lecture de cet ouvrage, j’ai été très intriguée par le côté micronouvelles. Jusque-là, je n’avais jamais plongé dans un tel recueil, donc c’est la curiosité qui m’a poussée à le découvrir et à voir ce que cela pouvait donner de plonger dans des textes de 1000 caractères chacun.
Je dois admettre que j’avais quelques craintes, car cela me semblait tellement court que je ne savais pas si les textes allaient tenir la route et être intéressants. Mais très rapidement, j’ai compris que cette crainte n’était pas fondée et que l’auteur avait réussi le pari de rendre des textes aussi courts intéressants et percutants.
Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est que les histoires sont très variées tant au niveau des thèmes abordés, que du style, des périodes auxquelles elles se déroulent ou des émotions qu’elles nous font ressentir. Etant donné que le recueil regroupe 250 micronouvelles, la variation est importante et permet à chacun d’y trouver son compte et d’être touché par certains textes.
J’ai donc bien aimé cette variété, cela permet au lecteur d’être surpris à chaque histoire et de ne pas savoir à quoi s’attendre. Mais si le style est accrocheur et l’idée originale et bien maitrisée, et même si j’ai essayé de diluer l’ouvrage sur plusieurs jours, c’était quand même beaucoup de petits textes à lire à la suite et petit à petit, j’ai été moins emballée par la poursuite de ma lecture.
En fait, je crois que si le recueil avait été plus court et que je l’avais mieux réparti sur la durée, j’aurais moins eu cette sensation d’enchaîner beaucoup de textes à la suite sans vraiment pouvoir m’accrocher à quelque chose.
Ce n’est donc ni la qualité de la plume de l’auteur, ni les thèmes abordés par les textes qui sont en cause, bien au contraire, mais plus la quantité que j’ai lu d’un coup qui était un peu trop importante pour garder le même intérêt. Mais je suis vraiment contente d’avoir tenté l’expérience originale de lire ces micronouvelles.