| Mangaka: Akimi Yoshida Editions: Panini, 2025 Nombre de pages: 346 Quatrième de couverture: Le jour où Sayoko Kano, une lycéenne à la beauté irréelle et au comportement énigmatique, arrive dans un nouveau lycée, sa présence magnétique bouleverse rapidement l'équilibre de la classe, attirant aussi bien fascination que méfiance. Mais derrière ses traits angéliques, Sayoko semble cacher une part d'ombre... Kisshoutennyo (parfois également nommée Kishijoten, Kisshoten ou Kudokuten) est initialement le nom de la déesse de la beauté et de la bonne fortune, de la fertilité et de la joie. Dans cette série envoûtante, à la croisée du thriller psychologique et du fantastique, Akimi Yoshida s'empare des codes de la mythologie japonaise pour tisser le destin singulier de Sayoko Kano, une héroïne aussi magnétique qu'inquiétante. Figure insaisissable, à la fois ingénue et femme fatale, Sayoko échappe aux stéréotypes habituels. Loin des regards masculins qui réduisent souvent les héroïnes à des objets de désir, elle incarne une féminité complexe, autonome et menaçante, dont la puissance trouble autant qu'elle fascine. Remerciements: Je tiens à remercier chaleureusement Babelio et les éditions Panini pour la découverte de ce titre lors d'une masse critique. |
Quand il s’agit de plonger dans un manga, je suis toujours partante ! Alors quand l’opportunité de découvrir ce premier tome m’a été donnée, je n’ai pas résisté. Il faut dire que la quatrième de couverture donne déjà très envie avec son côté mystérieux qui donne envie d’en découvrir plus.
Nous allons donc partir à la rencontre de différents lycéens dont la vie va être bouleversée par l’arrivée dans leur lycée de Sayoko. Sayoko est une jeune femme d’une beauté saisissante qui va s’attirer la jalousie des uns et l’amitié des autres, mais qui surtout fascinera et inquiètera tout le monde.
Difficile de rester indifférents face à cette jeune femme avec laquelle nous ne savons pas sur quel pied danser. Elle endosse tantôt le rôle de la femme fragile et sans défense, pour devenir juste après une femme forte et impitoyable qui en effraiera plus d’un. C’est vraiment typiquement le genre de personnage attirant et effrayant tout à la fois que j’adore. Ce magnétisme qu’elle éveille autour d’elle quand elle passe sans même adresser la parole aux gens est fascinant.
Nous avons forcément envie d’en apprendre plus sur elle, tout en étant glacés par les événements mis en avant par la mangaka. Il faut dire qu’elle nous plonge dans les années 80, dans une société où la femme est plus considérée comme un objet que comme une personne et où les hommes pensent avoir tous les droits de faire ce qu’ils veulent comme ils veulent.
Si vous pensez plonger dans une histoire toute mignonne, passez votre chemin ! Ici il est question de sexisme, de viol, de harcèlement… Bref, les thèmes sombres sont nombreux et teintent cette histoire d’une ambiance très particulière qui va au-delà de la simple fascination pour Sayoko.
Les autres personnages paraissent vite très fades à côté d’elle, même si nous avons envie d’en apprendre plus sur eux, entre autres sur les deux frères dont l’attitude est plus que discutable et questionnante en même temps. L’un est vraiment abjecte dans son attitude avec les femmes, quant à l’autre, on ne sait pas encore trop sur quel pied danser avec lui.
Autant dire qu’ici la gente masculine ne fait pas rêver, bien au contraire ! Par contre, les femmes ont une place toute particulière et j’ai aimé les voir évoluer au fil du tome au contact de Sayoko qui compte bien ne pas se laisser faire. Elle semble d’ailleurs poursuivre ses propres objectifs sans que nous sachions encore totalement de quoi il retourne.
Comme il s’agit d’une duologie, je vais lire le deuxième tome, car j’ai vraiment envie de connaître la fin de cette histoire. Si le premier tome met du temps à se mettre en place, la fin monte crescendo et m’a clairement donné envie d’en apprendre plus. Je veux connaître les tenants et les aboutissants de cette histoire et faire la lumière sur les objectifs des uns et des autres.
Au niveau des dessins, ce n’est pas forcément le graphisme qui me plait le plus à la base, mais j’ai fini par m’y habituer et à aimer certains effets, comme ceux sur les cheveux de Sayoko qui semblent investis d’une énergie qui leur est propre.