| Auteur: Régis Chaperon Editions: Autoédité, 2024 Nombre de pages: 245 Quatrième de couverture: Jack Pearson ne va pas bien. Vétéran des forces spéciales, il suit une thérapie pour parvenir à gérer ses cauchemars, mais il n’y a que la Deep Blue qui le soulage vraiment. Lorsqu’il est sous son emprise, il rejoint Lucile et le cauchemar devient rêve. Peu à peu, Jack va sombrer. Son entourage ne pourra que constater qu’il s’en va toujours plus loin, plus profond dans sa dépression. Lorsqu’il finit par ne plus faire la différence entre le rêve et la réalité, ses amis et ses proches vont devoir choisir : le retenir contre son gré, ou l’accompagner jusqu’au bout. Ne vous est-il jamais arrivé de vouloir vous rendormir pour continuer votre rêve ? Remerciements: Je tiens à remercier chaleureusement l'auteur pour cette nouvelle lecture. |
Je suis toujours contente de pouvoir retrouver la plume de cet auteur, car j’aime beaucoup ses histoires qui sont addictives et qui nous plongent à chaque fois dans un nouvel univers original. Ce roman-ci m’a donné envie dès que j’ai vu la couverture qui est très intrigante, aussi je suis partie à la rencontre de Jack avec une certaine curiosité.
Jack est en un ancien soldat. Depuis une mission dont il garde les détails secrets, il n’est plus tout à fait lui-même et la seule chose qui le maintient un peu près en vie, c’est une drogue mise au point par l’armée : la Deep Blue. Il fait en parallèle une psychothérapie, mais clairement, cette dernière n’est pas aussi efficace que la pilule bleue…
Sophie essaie pourtant par tous les moyens de comprendre ce que cache Jack, car elle se sent très attirée par lui. Mais ce dernier, en bon vétéran des forces spéciales, ne distille que les informations qu’il souhaite, tout en sombrant de plus en plus dans ses cauchemars qu’il essaie de balayer en augmentant les doses de Deep.
Car quand il est sous pilule bleue, il retrouve Lucile. Lucile, c’est la seule qui lui permet de se sentir bien dans son monde de songes. Elle lui permet d’oublier tout ce qui s’est passé, de chasser ses cauchemars et d’avoir un peu de répit. Mais combien de temps cela peut-il durer ? Jack peut-il réellement se soigner et se sortir de ce cercle vicieux ?
Je dois dire que j’ai tout de suite été touchée par Jack. Sa détresse et son mal-être sont tellement forts que nous ne pouvons pas rester de marbre face à ce qui se déroule devant nos yeux et nous craignons le pire à chaque page tournée, tout comme les quelques personnes qui sont encore proches de lui.
Les thèmes abordés dans ce roman sont forts et, à travers Jack, nous ressentons le poids de la culpabilité, du stress post-partum, du traumatisme, de l’addiction… Bref, si vous cherchez une lecture légère, douce et positive, passez votre chemin ! Mais si plonger dans un roman intense et qui nous met face à la détresse humaine vous ne vous rebute pas, celui-ci ne pourra que vous passionner et vous donner envie de tout faire pour aider Jack.
L’auteur arrive à le rendre vraiment proche de nous et nous ne pouvons que souffrir avec lui. Bien sûr, nous avons aussi envie de savoir ce qui l’a mis dans cet état et cela nous tient aussi en haleine jusqu’à l’atroce révélation. La fin est vraiment à la hauteur du reste et je trouve que l’auteur a vraiment bien développé son fil rouge.
J’ai donc été passionnée du début à la fin et j’ai été très touchée par Jack. J’ai eu par contre plus de mal avec Sophie dont l’attitude m’a un peu dérangée par moment. C’était vraiment étrange la façon dont elle se comporte avec lui durant les séances…
Il y a aussi les parties quand Jack est sous les effets de la Deep Blue qui m’ont moins passionnée et j’ai même trouvé qu’elles venaient parfois trop couper le récit de base qui était tellement intense. Mais c’était une vision intéressante de la part de l’auteur d’ajouter ces moments inattendus et qui nous permettent de rencontrer un autre Jack.