| Auteur: Edouard Hannon Editions: Autoédité, 2026 Nombre de pages: 437 Quatrième de couverture: Cinq navigateurs ont décidé d'affronter le Vide. Noyés dans des ténèbres épaisses, ils défient une terre sans lumière et sans repères. Seules la lueur de leur orbe et leur cohésion les protègent de la voracité des ombres. Cette traversée est leur dernier espoir, celui de se libérer de la Malepeur, le mal qui transforme leurs peurs en folie. Remerciements: Je tiens à remercier chaleureusement l'auteur pour cette découverte. |
Quand l’auteur m’a proposé de découvrir son roman, j’ai été attirée par la couverture et par la quatrième de couverture où j’ai ressenti une certaine attirance pour ce Vide. J’ai eu envie de plonger dans cet univers et de découvrir ce qu’il allait nous proposer avec cette histoire qui s’annonçait plus qu’originale.
Nous allons donc faire la connaissance du capitaine Anzû et de son groupe de navigateurs aux origines diverses et variées. Tous les cinq vont se mettre en route pour affronter le Vide. Le but : se guérir en se libérant de la Malepeur. Mais un tel voyage n’est jamais sans conséquence et il se pourrait bien qu’ils n’en ressortent pas indemnes !
Cette traversée est leur dernier espoir, aussi ils feront tout pour la mener à bien, quels que soient les dangers, les imprévus, les obstacles… et il va y en avoir ! Nos navigateurs vont devoir faire face à des événements dont ils n’avaient pas idée et qui vont les mettre face à des vérités inattendues voire surprenantes qui amèneront leur lot de déconvenues et de dangers.
L’auteur nous propose une histoire vraiment originale et un univers qui sort de l’ordinaire avec ce Vide qui nous plonge dans des ténèbres qui nous collent à la peau et qui nous font perdre tous nos repères, comme pour les personnages que nous voyons être rattrapés par la Malepeur qui rend les peurs bien trop présentes jusqu’à faire perdre pied aux personnes touchées.
C’est donc un univers sombre tant par son récit que par le peu de lumière qu’il y a dans le Vide, endroit où se cachent de nombreuses créatures qui représentent nos pires cauchemars. Mais l’auteur ne s’arrête pas à cette quête qui les pousse à vouloir atteindre l’Astre pour se guérir, loin de là !
Il nous propose un univers complet avec plein d’ethnies différentes (dont j’ai adoré les particularités), avec aussi les tensions de cohabitation que cela peut amener voire les guerres auxquelles cela peut conduire. A eux seuls, les navigateurs que nous suivons vont symboliser beaucoup de ces différences et nous permettront de mieux comprendre ce qui se joue et ce qui se trame dans cet univers au bord de l’effondrement.
Si les peurs et l’importance de réussir à leur faire face sont au cœur de cette histoire, l’auteur nous rappelle aussi à quel point il est important de faire face à soi-même pour pouvoir s’élever, se libérer et évoluer. C’est tout le cœur de cet ouvrage qui s’intéresse fortement à la psychologie de ses personnages, à leur vécu et à leurs peurs, de quoi les rendre proches de nous, ce qui nous pousse à nous attacher à eux et à leur histoire.
Ce roman se déroule dans un univers imaginaire qui est un prétexte à parler de nombreuses problématiques de notre propre monde. Impossible donc de rester insensibles à ce qui se déroule sous nos yeux et nous ne pouvons qu’être horrifiés par certains événements. Entre trahisons et complots, nous sommes ballotés de révélation en révélation, craignant le pire pour la suite et pour les personnages au fil des événements. Trouveront-ils finalement la libération et la paix ? Que se cache-t-il réellement dans le Vide ?
Vous l’aurez compris, ce roman est vraiment original et j’ai beaucoup aimé partir affronter le Vide et la Malepeur, même si cela était parfois un peu oppressant toutes ces ténèbres, tout en étant aussi très fascinant.
Je dois quand même admettre que le début, avec son rythme plus lent nécessaire à la pose de l’univers, a fait que j’ai mis un peu de temps à totalement entrer dans l’histoire. Mais ensuite, j’ai vraiment accroché au récit et je n’avais qu’une envie : savoir comment tout cela allait se terminer.